A travers ses toiles, Whitney Orville « rétablit les vérités »

La semaine dernière, la Commune d’Aubange, représentée par une partie des membres du Collège ainsi que par Madame la bourgmestre, recevait Mademoiselle Whitney Orville. L’occasion de féliciter cette jeune artiste peintre, originaire d’Halanzy, pour son parcours.

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Whitney Orville, d’origine antillaise, est née au Grand-Duché du Luxembourg mais dès l’âge de 4 ans elle vient vivre dans notre plat pays et plus précisément à Halanzy, Athus ou encore à Messancy. Pour ses études secondaires, elle fait le choix de s’inscrire dans une section artistique à Differt pourtant, elle aspire à devenir architecte ou encore vétérinaire. Ce n’est que sous les conseils de son institutrice de l’époque qu’elle s’initie à la peinture et « c’est le coup de foudre », comme elle l’exprime. Persuadée de son choix, elle poursuit sa scolarité à l’école supérieure des arts St Luc à Liège et obtient, ensuite, un master en arts plastiques, visuels et de l’espace à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. « Mais les diplômes c’est juste tape à l’œil en art, ce n’est pas le plus important », selon elle. Il faut dire qu’à l’âge de 18 ans, Mademoiselle Orville vendait déjà sa première toile. Après ses études, elle participe à diverses expositions : « OFF Contemporary Art Brussel » à Bruxelles, « 8ème biennale d’art contemporain » à Strassen au Grand-Duché du Luxembourg, « Be Somewhere » à Bruxelles, « 100 artistes en liberté » au musée juif de la capitale, … Elle est également reconnue par ses pairs et remporte divers prix tels que le premier prix du concours « st(ART) 2016 » dans la catégorie 20-24 ans et récemment le Godefroid, section Jeune.

Accueillie par Madame Biordi à la Salle du Collège de l’Hôtel de ville, l’artiste peintre est instantanément et naturellement attirée par les divers tableaux exposés. Les regardant avec intérêt, Madame la bourgmestre lui en compte l’histoire. « Mais moi je ne sais pas faire parler les tableaux » confie Madame Biordi avant de laisser la parole à Monsieur Dondelinger. Artefacts d’un passé révolu, les peintures peignent toutes l’usine d’Athus. Certaines sont l’œuvre de Mathias, d’autres sont signées Barthelemy ou encore Rodesch. « On recherchait tout ce qui avait trait à la sidérurgie de la région, mais je pense qu’on devrait peut-être passer à autre chose, arrêter de rester dans le passé » souligne le premier échevin en charge de la culture.

Ensuite, Madame Biordi, Monsieur Dondelinger, Monsieur Hotton et l’invitée du jour échangent autour de la carrière artistique de Mademoiselle Orville. Elle décrit ses œuvres comme figuratives. « J’interprète des vielles photos de famille. Ça semble toujours idéal mais ce n’est pas toujours ce qui se passe. Je rétablis les vérités, les choses que parfois les familles cachent ou qu’elles ne veulent pas voir ou avouer. Pour cela je dois réinterpréter et donc être proche du sujet, demander à la personne ce que la photo évoque pour elle et pourquoi elle a choisi ce cliché ». L’artiste enseigne également sa passion à quelques élèves à Bruxelles, où elle réside désormais.

Cette rencontre, outre à avoir été un vecteur d’échange et l’occasion pour la Commune de saluer et de féliciter le travail de la jeune artiste, conduira peut-être à des collaborations futures… Des animations culturelles ont été évoquées à l’occasion des 40 ans de fermeture de l’usine d’Athus et Monsieur Dondelinger a fait part de sa volonté d’éditer un livre illustré relatant le parcours des citoyens aubangeois issus de l’immigration. « Quand on en aura terminé vous allez revenir à Aubange ! », plaisante Mr Dondelinger. Après tout, qui sait où son talent mènera Mademoiselle Orville ?

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