Peste porcine africaine : explication de la décision de Monsieur le Ministre Denis DUCARME d’abattre préventivement les porcs de la zone infectée

Ces dernières semaines, plusieurs arrêtés ministériels ont été approuvés par Messieurs les Ministres Denis DUCARME et René COLLIN afin d’éradiquer la peste porcine africaine. Au vu des nombreuses interrogations émises par les citoyens aubangeois, nous allons tenter de vous fournir quelques explications.

Les décisions qui ont été prises visent un seul et même objectif : éviter la propagation de la maladie au sein de la filière porc. En effet, si un seul porc venait à être touché, la Belgique et donc tous les éleveurs du pays risqueraient de perdre l’agrément européen autorisant l’exportation des bêtes. Les conséquences économiques seraient désastreuses. Le secteur représente 6 millions de porcs par an.

La stratégie 

L’interdiction de toute forme de chasse, la prohibition de nourrissage et l’interdiction de circulation en forêt poursuivent la stratégie adoptée qui est d’isoler les sangliers. C’est la phase une : on gèle la zone ! On perturbe le moins possible les animaux afin de définir un périmètre nommé « zone de confinement, à risque et/ou infectée ». Il faut empêcher que les sangliers se dispersent sur le territoire et que le périmètre s’étende. Le périmètre a été délimité par les services du DNF en accord avec la commission européenne. Une task force transfrontalière échange en continu sur la situation pour établir d’éventuelles mesures en France et au Grand-Duché de Luxembourg.

Il faut savoir que la propagation de cette maladie est relativement lente tant que le calme est conservé à l’intérieur des bois. C’est l’homme qui représente le plus grand risque de propagation. En effet, les vêtements et chaussures peuvent être infectés et transmettre la maladie lors d’un contact avec un porc.

La seconde mesure qui débute aujourd’hui : on procède à l’abattage des porcs de compagnie/ /d’engraissement/de reproduction et des porcelets tel que décidé par Monsieur le Ministre Denis DUCARME. Bien que ceux-ci soient en bonne santé, il a été jugé, qu’il est nécessaire de les sacrifier pour le plus grand nombre. On ne peut risquer une contamination des élevages porcins (filière qui représente 15 000 emplois). C’est l’AFSCA qui se chargera des procédures liées aux exploitations de plus de 10 porcs (finalisées ce samedi) alors que les porcs des exploitations de moins de 10 bêtes seront euthanasiés par un vétérinaire (d’ici mardi minuit).

De plus, tel qu’indiqué sur le site de l’AFSCA, les entrées et sorties de porcs de l’exploitation sont interdites, sauf autorisation de l’ULC et le respect des conditions imposées.

Les agents des cantonnements concernés ont débuté, la semaine dernière, la procédure de recherche des carcasses de sangliers. Le périmètre a été couvert une première fois. Les découvertes effectuées permettront à court terme de délimiter de manière précise le territoire infecté et de réduire le premier périmètre, mais également d’évacuer les carcasses qui restent des foyers viraux jusqu’à 120 jours après la mort. L’évolution des périmètres, sous différentes phases, permettra d’isoler et, dans un avenir que nous espérons tous proche, d’éradiquer la maladie.

Une fois le nouveau périmètre déterminé, le Ministre donnera injonction à ses services d’isoler la zone, notamment par l’installation de clôtures (dispositif en préparation) afin de contenir les populations de sangliers présentes. Ces dernières devront périr.

http://www.afsca.be/ppa/

http://www.wallonie.be/fr/actualites/mesures-de-lutte-contre-la-peste-porcine-africaine

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